Paris, juin 2026. Chloé avait vingt-neuf ans, un poste en finance, cent quatre-vingt mille euros d’économies. En huit semaines, elle a tout perdu. Son argent. Sa santé mentale. Sa capacité à distinguer le vrai du faux. L’homme qu’elle aimait n’existait pas. Sa voix, son visage, ses mots d’amour — tout était généré par une intelligence artificielle.
Julia Lerner, journaliste d’investigation au Monde, accepte d’enquêter. Elle n’attend rien de cette affaire. Son dernier article était médiocre, son éditeur lui a dit qu’elle s’en foutait, elle ne dort plus. Mais en creusant, Julia découvre que Chloé n’est pas un cas isolé. Même méthode, mêmes deepfakes, mêmes vies détruites. Quelqu’un a industrialisé la manipulation sentimentale.
De Paris à Londres, de Berlin aux forums crypto clandestins, Julia remonte la piste d’un escroc invisible. Un homme qui n’a pas de visage, pas de nom, pas de réseaux sociaux. Un ingénieur en intelligence artificielle qui a décidé de prouver une théorie : l’amour n’est qu’un ensemble de stimuli prévisibles. Et il est prêt à le démontrer sur n’importe qui.
Y compris sur celle qui le traque.
ALGO est un roman de la manipulation calibrée — un thriller où l'amour est un protocole, la séduction un pipeline de données et la victime un jeu de paramètres à optimiser. On y suit une journaliste qui ne dort plus traquer un ingénieur qui n'existe pas, à travers les décombres émotionnels de femmes qui ont aimé des algorithmes. L'enquête avance au rythme d'un entraînement de modèle : par itérations, par erreurs, et de façon irréversible.